17 novembre 2008 - L'arrivée à Tanger (pour voir Tanger sur une carte, cliquez sur le titre)
Premier pas sur le continent noir ... La traversée en ferry des 15 kms qui séparent l'Europe de l'Afrique mais également l'Atlantique de la Méditérannée s'effectue en moins d'1 heure. A la nage, le plus intrépide à braver les courants, les cargos et les baleines qui se bousculent dans cet étroit corridor, a mis 2h29. Tarifa présentait l'avantage de profiter de ma traversée d'Espagne pour flâner dans une petite bourgade andalouse, connue pour être un spot de planche à voile (et de kite surf plus récemment) hypie dans les années 70. Il y règne une ambiance qui me rappelle le Dahab égyptien et qui doit se retrouver à Phuket ou Essaouira. En sortant du port de Tanger, je mesure combien il sera dur de faire du tourisme avec ma maison sur le dos : non seulement ça pèse mais c'est la meilleure façon de se faire accoster pour se faire proposer un hotel ou autre. Désormais, à peine arrivé qqpart, ma priorité sera de me libérer de ce fardeau vite fait. Je descends à l'Hôtel Continental pour suivre les recommandations d'une collègue. Sans guide de voyage ni plan de la ville, une seule solution : m'enfoncer dans la Médina sans retenue. Objectif atteint : malgré l'avertissement d'enfants ("fermé !"), j'emprunte un dédale de Minautore zigzagant entre les maisons chaulées à blanc pour finir bien longtemps après en cul-de-sac. La Médina en est remplie, comme je le constaterai aussi bien sur un plan gravé sur une porte de la Médina qu'en passant plusieurs fois devant les mêmes enseignes. Ici comme à Tunis ou Fès, le meilleur moyen de profiter d'une Médina est de se perdre entre les tanneurs, les marchands d'épices ou les patios de zelliges. Dans la ville moderne, je déjeune dans un boui-boui un bol de haricots secs (prévention inconsciente ?) et je découvre que le français n'est pas aussi monnaie courante que je l'avais imaginé. C'est l'apanage d'une élite éduquée, surtout au nord du Maroc, ancien protectorat espagnol, une langue castillane qui se lit encore sur la devanture de certaines boutiques. 30 Dirhams (1 euro = 11 DH) d'internet pour redécouvrir HospitalityClub, GoogleMaps, ForumVoyage ou Routard.com. Alors que la fraîcheur tombe rapidement avec le coucher du soleil, je dîne sur un banc public 1 chausson à la sauce tomate et 1 part de pizza achetés en boulangerie, observant la richesse de la vie sociale Marocaine à l'heure du paséo : parties déchaînées de foot entre les gamins, séances enflammées de dominos ou de dames entre leurs aînés, séances de jeux en réseau ou de chat sur des ordis aux touches en arabe dans les nombreux cybers pour les ados, dégustation d'escargots pour les groupes de copines. Après une dernière dégustation de thè à la menthe puis d'interminables tours en rond dans les ruelles de la Médina, je me fais raccompagner par Ismaël jusqu'à l'hôtel, que je pouvais toujours chercher ... Une incroyable sensation de tranquilité s'empare de moi (excusez mes emballements, je suis en train d'écouter les dernières de Noir Dez en vous écrivant). Malgré des ruelles sombres et sales en cette heure avancée, je déambule en pleine impression de sécurité. Personne ne m'interpelle ni même me regarde. Les touristes ne seraient-ils sollicités qu'aux heures de visite aux abords des monuments touristiques ? Ressemblerais-je à un Berbère du Nord avec mes courts cheveux et ma barbe de 3 jours ? Aurais-je trouvé le truc en me balladant en jean's et sweat à capuche sombre ? Mon pas rapide donne-t-il l'impression que je sais où je vais ? Premier jour en Afrique et déja aussi à l'aise que ces chatons qui se faufilent entre les patios ...
Premier pas sur le continent noir ... La traversée en ferry des 15 kms qui séparent l'Europe de l'Afrique mais également l'Atlantique de la Méditérannée s'effectue en moins d'1 heure. A la nage, le plus intrépide à braver les courants, les cargos et les baleines qui se bousculent dans cet étroit corridor, a mis 2h29. Tarifa présentait l'avantage de profiter de ma traversée d'Espagne pour flâner dans une petite bourgade andalouse, connue pour être un spot de planche à voile (et de kite surf plus récemment) hypie dans les années 70. Il y règne une ambiance qui me rappelle le Dahab égyptien et qui doit se retrouver à Phuket ou Essaouira. En sortant du port de Tanger, je mesure combien il sera dur de faire du tourisme avec ma maison sur le dos : non seulement ça pèse mais c'est la meilleure façon de se faire accoster pour se faire proposer un hotel ou autre. Désormais, à peine arrivé qqpart, ma priorité sera de me libérer de ce fardeau vite fait. Je descends à l'Hôtel Continental pour suivre les recommandations d'une collègue. Sans guide de voyage ni plan de la ville, une seule solution : m'enfoncer dans la Médina sans retenue. Objectif atteint : malgré l'avertissement d'enfants ("fermé !"), j'emprunte un dédale de Minautore zigzagant entre les maisons chaulées à blanc pour finir bien longtemps après en cul-de-sac. La Médina en est remplie, comme je le constaterai aussi bien sur un plan gravé sur une porte de la Médina qu'en passant plusieurs fois devant les mêmes enseignes. Ici comme à Tunis ou Fès, le meilleur moyen de profiter d'une Médina est de se perdre entre les tanneurs, les marchands d'épices ou les patios de zelliges. Dans la ville moderne, je déjeune dans un boui-boui un bol de haricots secs (prévention inconsciente ?) et je découvre que le français n'est pas aussi monnaie courante que je l'avais imaginé. C'est l'apanage d'une élite éduquée, surtout au nord du Maroc, ancien protectorat espagnol, une langue castillane qui se lit encore sur la devanture de certaines boutiques. 30 Dirhams (1 euro = 11 DH) d'internet pour redécouvrir HospitalityClub, GoogleMaps, ForumVoyage ou Routard.com. Alors que la fraîcheur tombe rapidement avec le coucher du soleil, je dîne sur un banc public 1 chausson à la sauce tomate et 1 part de pizza achetés en boulangerie, observant la richesse de la vie sociale Marocaine à l'heure du paséo : parties déchaînées de foot entre les gamins, séances enflammées de dominos ou de dames entre leurs aînés, séances de jeux en réseau ou de chat sur des ordis aux touches en arabe dans les nombreux cybers pour les ados, dégustation d'escargots pour les groupes de copines. Après une dernière dégustation de thè à la menthe puis d'interminables tours en rond dans les ruelles de la Médina, je me fais raccompagner par Ismaël jusqu'à l'hôtel, que je pouvais toujours chercher ... Une incroyable sensation de tranquilité s'empare de moi (excusez mes emballements, je suis en train d'écouter les dernières de Noir Dez en vous écrivant). Malgré des ruelles sombres et sales en cette heure avancée, je déambule en pleine impression de sécurité. Personne ne m'interpelle ni même me regarde. Les touristes ne seraient-ils sollicités qu'aux heures de visite aux abords des monuments touristiques ? Ressemblerais-je à un Berbère du Nord avec mes courts cheveux et ma barbe de 3 jours ? Aurais-je trouvé le truc en me balladant en jean's et sweat à capuche sombre ? Mon pas rapide donne-t-il l'impression que je sais où je vais ? Premier jour en Afrique et déja aussi à l'aise que ces chatons qui se faufilent entre les patios ...

1 commentaire:
salut mon lapin et bonne route
ce serait pas mal si tu peux publier ton itinéraire approximatif à l'avance
Gilles
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