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samedi 27 décembre 2008

La fureur de vivre


Essaouira - 19-20/12

J'ai beau me dire, alors que mes nouveaux amis saltimbanques me déposent à 1h15 du matin à la station service d'Essaouira, que je suis complètement inconscient d'arpenter en pleine nuit avec toutes mes affaires les rues d'une ville africaine inconnue, je n'arrive pas depuis plus d'un mois que je suis au Maroc à ressentir le moindre sentiment d'insécurité. Les 2 fois où j'ai loué un vélo, pas d'antivol : ça semble inutile ici. Des préjugés ?! Je réveille un gardien pour qu'il m'ouvre son hôtel, j'inaugure mon bouche-évier acheté au mini-Casino de Bayonne (vous avez déjà vu des hôtels équipés de cet accessoire indispensable pour faire des mini-lessives dans un lavabo ?) et m'endort comme une masse.
Somptueuse Essaouira. Cet ancien comptoir que les Portugais ont baptisé Mogador a conservé tant le charme de ses premiers colons que l'insouciance des hippies qui y ont élu domicile dans les années 60. Vous prenez Saint-Malo que vous peignez en blanc, vous y collez la tranquillité de Chefchaouen et l'animation nocturne de Fès, vous y flanquez la baie d'Hendaye et vous comprenez la magie qu'entoure la mythique dénomination de Mogador. Quoi de mieux que de louer un longboard pour épouser l'ambiance paisible du lieu ? Idéal en tout cas pour prendre les jolies petites vagues qui s'égrènent à l'abri du fort. Le paséo sur le marché aux poissons beigné des cris de mouettes et du soleil couchant est un pur régal. L'assiette de crevettes, sole, calamars et seiches, grillés devant moi et revêtues d'un modeste filet de citron, un bonheur. Cela me rappelle un week-end au Pays Basque en septembre dernier : le dimanche, j'étais aller chercher ma planche à Anglet, direction la Côte des Basques, pour surfer jusqu'au coucher du soleil. La meilleure friture d'éperlans du monde, dégustée en combi à la terasse du bar qui a vu naître le surf. Il faut avoir goûté à la séreinité qu'offre le fait de passer plusieurs heures consécutives sur l'eau pour apprécier toute la saveur d'un demi-citron. Après une telle orgie des sens, je passe toute la soirée à la terrasse d'un café, sifflant 3 théières, baigné de musique gnaoua.
20/12 : J'avais prévu de me réveiller pour voir le lever du soleil, faire un footing sur la plage et flâner dans la Médina. Bilan : petit-dèj' à 10h à l'hôtel et bus à 11h30 pour Marrakech. Je profite du trajet pour lire Le Monde : rien de bien joli-joli en Occident. Cela confirme les quelques nouvelles qu'on m'envoie ou les infos sur Yahoo. Je suis pris entre la satisfaction d'être bien loin de la couleur grisâtre que ça m'inspire et l'angoisse de me dire qu'il va bien falloir que j'y retourne dans quelques mois. Ici, on me demande si ce n'est pas trop dur "la crise" en France. Je ne sais pas quoi répondre : "M'en fous, j'suis fonctionnaire" ou "T'inquiète, on nous enlèvera pas le frigo plein et l'écran plat".

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Guillaume, nous avons vu ton message de noël hier, depuis la Corrèze où il neigeait. Il faisait loin des 32° affichés par la montre de ton pote ! On a un super souvenir d'Essouira où nous avions passé quelques jours à peu près au même moment. Renaud y avait même souhaité son anniversaire ! Bonne continuation ...

Anonyme a dit…

salut mon lapin
bonne année à toi et plein de bonnes choses encore!!!
on est rentré à Valence pour préparer le réveillon
bises
G&C&C

Anonyme a dit…

salut guillaume,
Plein de bonheur pour cette nouvelle année et merci de me replonger dans ces différents endroits du Maroc, je ne te cche pas que ca me fait drôle de te suivre partout par là .
Bises et bonne continuation...
Pascaline